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As Dead as the dodo ; ce constat devenu proverbe dans la langue Anglaise préfigure-t-il ce qui attend nos autres espèces endémiques ?
Dans le cadre de l’étude de l’impact de l’Homme sur l’environnement au programme de Sixième, la classe de 6ème1 s’est rendue à Pétrin qui abrite une zone de forêt protégée, clôturée, représentative de celle qui existait avant l’arrivée de l’Homme sur l’île.
Cette parcelle est entourée de la forêt « degradée » envahie de plantes exotiques .



Le contraste est saisissant ; à l’intérieur de la clôture une biodiversité exceptionnelle et en face, un paysage monotone de sapin, goyave de chine et "piquant loulou".
Le maintien de cet îlot demande un travail énorme à la Sesiphe ; il faut constamment arracher à la main les espèces envahissantes afin que les espèces endémiques puissent vivre et se regénérer.

Quant à la faune originelle, elle est malheureusement constituée d’espèces en voie de disparition, protégées ou en cours de sauvetage ; donc difficile ou impossible à voir, dans leur milieu naturel.
La défôrestation et l’introduction d’espèces exotiques a rompu le fragile équilibre qui s’était instauré entre les différentes espèces de la flore et la faune.
Les chiffres sont édifiants : L’île Maurice comptait 633 espèces de plantes indigènes à fleurs dont 41% d’endémiques, soit 256 espèces. 8%, soit 22 espèces sont déjà éteintes !
78% des espèces de plantes indigènes sont menacées.
Une centaine de ces espèces comptent moins de 50 représentants dans la nature : L’illustre Hyophorbe amariculis,un palmier, qui survit au jardin botanique de Curepipe est le seul représentant de son espèce !
Quand les plantes disparaissent ou se raréfient, c’est tout le cortège d’animaux qui en dépendent plus ou moins directement qui disparait.
Ceci, ajouté à une chasse intensive, a eu raison de 13 espèces d’oiseaux endémiques qui ont ainsi disparu. Les 8 autres espèces restantes sont toutes menacées !
Au regard de ce triste bilan, les élèves ont décidé de mettre en terre chacun une plante endémique ou indigène dans la cour du lycée.
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Ainsi le lycée compte entre autres, 4 espèces d’Ebéniers, 3 espèces de Trochettia, dont notre fleur nationale, des bois de rainette, bois carotte, bois puant …………….
Le proviseur, M Guyomard, a mis en terre un Labourdonnaisia revoluta tandis que M Hardeman, proviseur adjoint, a planté un Latania loddigessi, latanier de l’ile ronde.
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M Guyomard, Proviseur |
M Hardeman, Proviseur adjoint |
Cette initiative, une goutte d’eau dans l’océan de ce qui est à faire, est surtout une prise de conscience.
En propageant un maximum d’espèces autour de nous, nous contribuons à leur éviter le même sort que le Dodo.
Plantations 2009 - 2010
Cette année encore, les Sixièmes sont en action !!
Toujours dans le cadre de l’étude de « L’impact de l’Homme sur l’environnement » des groupes d’élèves des Sixièmes 4, 5 et 6 de la cuvée 2009-2010 ont entrepris de planter chez eux une plante endémique de Maurice.
Chaque élève a choisi une plante en fonction de l’intérêt de la plante, du climat du lieu où il habite, de l’espace dont il dispose pour la plantation, de sa patience…………
En effet certaines plantes endémiques ont une croissance extrêmement lente mais quand on sait qu’on veille sur des plantes menacées de disparition, qui n’existent qu’à l’île Maurice, on est prêt à attendre le temps qu’il faut pour voir s’épanouir son précieux Diospyros tesselaria ( ébénier).
D’autres qui préfèrent les fleurs ont opté pour des Ochna mauritiana (bouquet banané) ou le Trochetia boutoniana , notre fleur nationale entre autres.
Un grand merci à tous les parents qui ont adhéré au projet.
Continuons à conjuguer nos efforts…………
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Adresses utiles pour se procurer les plantes endémiques : Le Département des Bois et Forêts à travers l’île